mardi 19 juin 2007

Le Retour de Michael Moore !

Encore un film de Michael Moore qui devrait faire polémique partout dans le monde. En effet, son nouveau film Sicko qui sort en salles le 29 juin, traite des défaillances du Healthcare, c'est-à-dire le système de santé des Etats-Unis.
Et pour encore faire plus de bruit pour la sortie de son film, il a invité près de 900 personnalités de l’industrie pharmaceutique et de diverses compagnies d’assurance, à venir voir gratuitement son nouveau documentaire lors de la première. Il faut selon lui que« les gens responsables de cet affreux système doivent voir le fruit de leur travail ».

Après Fahrenheit 9/11 et Bowling for Columbine, ce réalisateur nous montre encore un autre versant de cette Amérique inégalitaire et libérale à outrance !


lundi 18 juin 2007

Ouf !


C’est un grand ouf que l’on a pu entendre au sein de la Gauche hier, qu’elle soit socialiste, communiste, écologiste etc. La France version « Grand bleu » n’est pas ! En effet, le tsunami n’a pas eu lieu, la vague qui devait submerger la Gauche voir l’enterrer n’a pas réussi face a une démobilisation des électeurs de droite et une certaine mobilisation de la Gauche. Cependant, il ne faut pas retourner les résultats, la Droite « Sarkozienne » a gagné ces élections et obtient donc une majorité absolue à l’Assemblée Nationale, mais les électeurs, hier, ont aussi offert un « sursaut » pour les socialistes.

Ainsi, côté PS on peut voir qu’Henri Emmanuelli (58,79 %) est reconduit dans les Landes, Julien Dray (53,48 %) dans l'Essonne et Jean-Marc Ayrault (66,15 %) en Loire-Atlantique. En Seine-Maritime, Laurent Fabius (67,54 %) est réélu, Michel Sapin remporte quant à lui la 1re circonscription de l'Indre avec le tout juste 50,55 %…
Parmi les 319 UMP, on peut compter François Goulard, Renaud Dutreil (53,72 %), Patrick Devedjian, le secrétaire général délégué de l'UMP… Avec 18 élus, le PCF sauve les meubles, ainsi, on peut y voir dans le futur peut-être groupe parlementaire Alain Bocquet (69,17 %) dans le Nord, André Chassaigne (65,90 %) dans le Puy-de-Dôme ou Michel Vaxès…

Avec une Gauche a environ 230 sièges et une droite totalisant 350 sièges, Nicolas Sarkozy ne semble juridiquement pas affaibli par de tel résultat et surtout, il peut sans nul doute continuer sa politique libérale. Cependant, ce nouveau rapport de force doit être pris e compte par le Gouvernement, car certes, il n’y aura pas de guerre civil comme certain le prédisait s’il n’y avait pas assez de représentativité de personnalité de Gauche, mais, les électeurs « d’oppositions » veulent être entendu par la Droite ! L'état de grâce aura peu duré. Nicolas Sarkozy n’a donc pas eu cette « majorité large » qu’il réclamait, il devra donc changer sa stratégie au plus vite. (L’ouverture à gauche sera t-elle encore possible ? Elle ne semble pas se présenter sous ses meilleurs auspices…)


Mais le plus grand coup de théâtre d’hier est bien la défaite d’Alain Juppé, le ministre d’Etat, nouvellement nommé par Sarkozy. Ainsi, Juppé ne sera resté que peu de temps à la tête de son super ministère, et peut-être, qui sait, va-t-il aussi démissionner de son poste de Maire…
La Gauche est quand même loin de ressortir fortifié par ces élections, car c’est encore une défaite. Cependant, la bérézina annoncée n’a pas eu lieu et même au contraire le PS sort plus tôt fortifié avec plus de siège qu’en 2002. Le PCF quant à lui perd 3 sièges, mais il semble encore possible d’avoir un groupe soit en ayant comme en 1988 une autorisation ou soit (plus probable) de faire une alliance avec les Verts, ce que Noël Mamère n’exclu pas (4 sièges pour les Verts) ! Mais, tous ne doivent pas oublier que la Gauche doit au plus vite se rénover de fond en comble, pour pouvoir espérer de nouveau rayonner. Cela s’annonce plus mal, car le PS va-t-il réussir à ne pas rester figé ? Le PCF sera-t-il capable quant à lui de retrouver ses forces d’antan ?

Certain, parle de sursaut démocratique, voir de prise de conscience ; cependant il semble nécessaire de dire que oui, les résultats sont plus démocratiques que prévus, car il y a un minimum de représentativité même si elle est toujours trop faible ; mais le taux d’abstention est trop fort pour parler de sursaut démocratique ! Alors, oui, la Gauche a montré à Nicolas Sarkozy qu’elle existait belle est bien, mais il ne faut pas oublier un taux d’abstention frisant les 40%.

Concernant les résultats locaux, ils sont catastrophiques, le Loiret quant à lui s'est noyé !En effet, dans la 1ère circonscription, Olivier CARRE ( UMP ) arrive en tête avec 54,95% et la candidate PS seulement avec 45,05%. Pour la 2ème circonscription même scénario, Serge GROUARD ( UMP ), le député inutile est réélu avec 54,65%. Micheline PRAHECQ ( PS ) dans la 3ème circonscription, est battu par Jean-Louis Bernard de l'UMP (55,50%). Jean-Pierre DOOR ( UMP ) réélu avec 51,14% et enfin Jean-Paul CHARIE ( UMP ) dans la 5ème circonscription est réélu largement avec 58,91%.

dimanche 17 juin 2007

Premier pas pour le Darfour


Enfin, les choses sont en mouvement au Darfour. En effet, un premier avion de l’armée française a atterri dimanche matin dans l’Est du Tchad, dans une zone où se trouvent un nombre important de réfugiés soudanais.

La France a donc entamé un premier pas vers une action au Darfour. Un pont aérien humanitaire pour venir en aide aux réfugiés mais aussi aux déplacés a été mis en place dans l'est du Tchad. Il semble par ailleurs, qu’il soit mis rapidement en place une rotation aérienne, pour être le plus efficace possible et apporter dans les plus bref délais les biens de premières nécessités. Ce pont aérien doit aussi permettre d'apporter des vivres aux déplacés et aux réfugiés.

C’est le nouveau ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, lors de son déplacement, qui avait annoncé cette mesure, face à l’urgence de la situation. Mais ce pont aérien ne serait rien sans l’action des nombreuses organisations humanitaires redoublant d'efforts pour venir en aide à ces populations, car les premières pluies vont débuter, et certaines pistes, bien qu'encore praticables pour le moment, risque sous peu de devenir impraticable.


(photographie de réfugiés soudanais dans l'Est du Tchad. Reuters)

mercredi 13 juin 2007

Point de Vue : Bruno Julliard


Il ne fait aucun doute qu'une réforme d'ampleur de l'université est nécessaire. Qualifiée par le premier ministre comme "la plus importante" de la législature, la réforme de l'autonomie des universités s'engage sans réel débat sur les objectifs qu'elle doit poursuivre. Elle répond plus à des considérations électoralistes qu'à une réelle volonté de transformation. Les concertations précipitées cachent mal la volonté de passer en force en juillet sur une loi a minima, dont les premières orientations traduisent une démarche à courte vue. La réforme de l'université se résumerait ainsi à un transfert de compétences de l'Etat vers les universités.

L'autonomie accrue des universités ne réglera au mieux pas grand-chose, au pire elle amplifiera les inégalités déjà importantes entre les universités. Car l'autonomie existe déjà : les universités décident de leur offre de formation, du contenu des diplômes et jouissent de marges de manoeuvre conséquentes pour décider de leur organisation interne. Accroître cette autonomie nourrit en réalité l'espoir de l'apparition d'une poignée de grandes universités compétitives sur le territoire, tirées vers le haut par la concurrence entre les grandes universités mondiales. Cela se fera au mépris des plus petits établissements ou des universités de masse, qui n'ont pas la capacité d'affronter un désengagement politique de l'Etat.

Cette instauration d'une université à plusieurs vitesses, avec sélection et frais d'inscription à la carte, serait une rupture avec le service public d'enseignement supérieur qui, loin d'être liquidé, doit au contraire être renforcé. Les difficultés des universités ne proviennent pas d'une trop grande présence de l'Etat, mais plutôt des renoncements successifs de celui-ci ainsi que d'une organisation défaillante. C'est pourquoi la réforme de l'autonomie doit être consacrée à l'amélioration nécessaire du fonctionnement du système. Il faut, par exemple, améliorer la lisibilité de l'offre de formation par une régulation nationale des diplômes. Il est aussi nécessaire d'améliorer l'évaluation des universités pour permettre une administration quotidienne plus souple et plus efficace.

Mais il faut aussi mettre un terme aux inégalités insupportables de financements entre les grandes écoles et les universités. La démocratie à l'université, corollaire de l'autonomie, doit être renforcée par l'affirmation des libertés syndicales et par des compétences de contrôle et de décision pour les élus étudiants et de personnels. Il faudra aussi faire exister les universités et réduire le poids des UFR disciplinaires pour diminuer le poids des corporatismes et accorder une identité politique plus forte aux universités. Cela passera par une mise en adéquation du mandat du président avec l'élection des instances pour que de vraies majorités se dessinent et par une réforme des élections qui supprimera les collèges électoraux et le panachage des listes qui dépolitisent les débats.


ECHEC EN PREMIER CYCLE

La France manque d'étudiants, et plus encore, en raison de l'échec important en premier cycle, d'étudiants diplômés du supérieur. C'est pourquoi la sélection à l'université est un non-sens. Il faut au contraire donner une priorité absolue aux premiers cycles universitaires pour accompagner plus d'étudiants vers la réussite. L'amélioration des dispositifs d'information et d'orientation ne sera pas suffisante si elle ne s'accompagne pas d'une réforme d'ampleur des premiers cycles. Il est nécessaire d'augmenter le nombre de places dans les IUT et BTS et de les ouvrir prioritairement aux bacheliers technologiques et professionnels qui choisissent par défaut les filières générales universitaires.

En outre, il faut revoir le contenu des enseignements de la licence pour permettre une vraie transition entre le secondaire et le supérieur, en faisant le choix de la pluridisciplinarité et de l'orientation progressive.

Enfin, une révolution pédagogique est indispensable. Il n'est plus acceptable que les meilleurs bacheliers bénéficient de conditions d'études plus favorables dans les filières sélectives, alors que les étudiants des universités subissent un véritable bizutage sur les bancs de la fac. Pour cela, il est nécessaire de généraliser les dispositifs de lutte contre l'échec et de valoriser la pédagogie dans la carrière et la formation des enseignants.

Cette bataille pour la réussite ne sera possible qu'avec un plan ambitieux de résorption de la précarité sociale étudiante. Les étudiants n'ont le choix qu'entre l'instabilité des petits boulots et la dépendance vis-à-vis de leur famille. Cette situation est à l'origine de l'échec massif à l'université et des abandons d'études. Ces chantiers méritent un débat large. L'expérience a montré qu'une réforme ne peut être durable que si elle est concertée. Tous les acteurs de l'université, dont l'UNEF, sont prêts à s'y engager. Des moyens importants devront y être consacrés, notamment pour les bâtiments universitaires.

Un premier signe de compréhension des attentes de la communauté universitaire et, au premier chef, des étudiants serait l'annonce d'un collectif budgétaire pour la rentrée prochaine. Il créditerait l'ambition du gouvernement de ne pas se limiter à la logique simpliste et libérale de démission de l'Etat du service public d'enseignement supérieur.


Par Bruno Julliard, président l'Unef

lundi 11 juin 2007

Un G8 bien arrosé...

Notre Président de la république bourré lors du G8? Force est de constater que c'est ce que pourrait laisser penser cette vidéo du début d'une conférence de presse de Nicolas Sarkozy. Il semble que son rendez-vous au G8 avec son homologue russe Poutine se soit bien passé...


samedi 9 juin 2007

Paix, peace, pace, paz, vrede, Frieden, ειρήνη, 平和, 평화, 和平, мир

Paix, peace, pace, paz, vrede, Frieden, ειρήνη, 平和, 평화, 和平, мир...

jeudi 7 juin 2007

Tout un Symbole, ce Guy Môquet


Hommage bien mérité, celui de Guy Môquet, plus de 60 ans après sa mort. Ce jeune et beau gaillard, militant communiste, fût emprisonné pour avoir diffusé les idées communistes. Il fit partie des otages choisis par le ministre de l’Intérieur de Pétain, Pierre Pucheu, pour être fusillé par les nazis à Châteaubriant.
Il sera alors le plus jeune des vingt-sept otages du camp de Châteaubriant à être fusillé…





"Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,


Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime"

Hommage par la presse dans Libération et dans l'Humanité