samedi 7 juillet 2007

Vue dans la presse


"SILENCE COMPLICE

Les massacres de civils par les armées e l'OTAN se sont multipliés en Afghanistan: 65 tués en une nuit la semaine dernière, en majorité des femmes et enfants ! Et Bernard Kouchner ne réagit toujours pas... C'est le droit d'ingérence !


UN MODÈLE

Evoquant la cohabitation des communistes et des verts dans un même groupe, à l'Assemblée, Patrick Balkany (UMP, et "voleur" du contribuable) a lancé: ils ne sont ensemble que pour les locaux, la voiture et le pognon. Comme chacun sait, en matière de dévouement, de bénévolat et d'éthique, Patrick Balkany est un modèle...


DARCOS EMBAUCHE SO ÉPOUSE

Cécilia Sarkozy occupe un bureau à Élysée, pourquoi Laure Darcos ne disposerait-elle pas du sien Rue Grenelle au ministère de l'Éducation nationale? Le Ministre en titre, Xavier Darcos (...) vient de la nommer chef adjointe de son cabinet. Une abitude dans ce couple...
Hasard malheureux du calendrier : le jour de la nomination de Laure Darcos, son époux, inflexible,a annoncé la suppression de 10 000 postes dans l'Éducation, provoquant la colère des syndicats d'enseignants et des proviseurs. À l'évidence, le tour de vis ne concerne pas sa famille.


IL A OSÉ LE DIRE

Je veux le meilleur pour notre pays. Je ne veux pas le moins bien. (Nicolas Sarkozy lors de son discours de Roissy, le 26 Juin 2007)"


Marianne n°533 du 7 au 13 Juillet 2007

lundi 2 juillet 2007

Pouvoir d'achat ? Non, la droite est là !


Et oui, chaque 1er Juillet, beaucoup de prix augmente comme les abonnemet à France Télécom aec une augmentation de +6%; consultation chez nos amis les médecins avec + 4,8 %; le tarif du RER: + 2,5 %; les loyers HLM (il est ou le social?): + 3,23 %.

En revanche, comme Sarkozy nous la gentillement dit, il n'y aura pas de coup de pouce pour les salaires (SMIC) et de même, aucune augmentation en vue pour l'allocation handicapé... Alors, le candidat du pouvoir d'achat, M. Sarkozy a oublié qu'il y avait des pauvres en France...

jeudi 28 juin 2007

A voir d'urgence : Persepolis, un film de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud


Persepolis - Clip Bande-Annonce
envoyé par Marneus02

Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah.
Avec l'instauration de la République islamique débute le temps des "commissaires de la révolution" qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.
Bientôt, la guerre contre l'Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère.
Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l'envoyer en Autriche pour la protéger.
A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l'adolescence, la liberté, les vertiges de l'amour mais aussi l'exil, la solitude et la différence.

autre bande annonce du film

lundi 25 juin 2007

Une Réforme bien loin des revendications !


Le Mardi 19 juin 2007, le gouvernement a rendu public son avant projet de loi « portant organisation de l’université nouvelle ». Soumise au CNESER ce vendredi dernier (22 juin), cette loi sur l’autonomie des universités, considérée comme « la plus importante de la législature » par le Premier Ministre, devait être présenté le 27 juin au conseil des Ministres afin d’être votée au Parlement en juillet. Mais, ce texte sera finalement pas présenté tout de suite…

Concernant, le texte en lui-même, il semble selon le CNESER qu’il soit « inacceptable en l’état »…Rappelons alors les choses…Il faut bien noter qu’aucune réelle concertation n’a été engagée puisque le texte vient seulement d’être rendu public. Pire, le Gouvernement a accéléré le calendrier en convoquant une semaine à l’avance le CNESER pour se prononcer sur une loi que ses membres découvrent trois jours avant. N’est-ce pas, un signe de passage en force ? Par ailleurs, l’UNEF comme la FSU sont largement favorables à une réforme de l’enseignement supérieur, mais il semble qu’en l’espèce ce projet de corresponde aucunement aux aspirations d’un service public égalitaire et permettant la réussite de TOUS !

Ce projet du gouvernement entend incarner le « grand soir » de l’autonomie des universités, selon l’UNEF, le syndicat majoritaire. Sarkozy le présente comme la solution aux problèmes des universités, mais ils serait bien simpliste de faire cette réduction des problématiques universitaires aux simples questions de pilotage. En effet, L’enseignement supérieur souffre depuis bien longtemps d’un manque de moyens ; et il faut bien comprendre que seul une réforme des premiers cycles universitaires et de l’aide sociale aux étudiantes aujourd’hui insuffisantes et inadaptées pourra permettre de démocratiser l’enseignement supérieur et donc de permettre à tous la réussite au sein de l’Université. Il ne s’agit pas d’une simple réforme de gestion qu’il faut faire, mais bien une réforme dans le sens d’un service public de réussite pour tous ! Et non ce que nous propose Sarkozy avec son autonomie à la carte.


En effet, cette loi entend instaurer une autonomie à la carte, au sein de laquelle l’Etat pourra transférer certaines compétences en matière de globalisation du budget, de ressources humaines ou de propriété du patrimoine immobilier aux universités qui en font la demande. Ce favorisera les inégalités déjà existantes et conduira inévitablement à la mise en place d’universités à plusieurs vitesses et au désengagement de l’Etat en termes financiers voir aussi en termes de pilotage.

Qui dit l’autonomie, dit démocratie universitaire ; or, il semble que le gouvernement ne soit pas de cet avis étant donné qu’il réduit drastiquement la représentation de la communauté universitaire. Et en particulier celle des étudiants, au sein de CA à vingt membres et aux compétences élargies. En écartant à tout prix la communauté universitaire de la direction des universités, c’est l’objectif même d’une meilleure gouvernance qui est remis en cause. Les étudiants sont pourtant au centre du service public d’enseignement supérieur et sont les premiers concernés par les politiques universitaires. Le gouvernement Fillon exclus les étudiants des instances.

Par ailleurs ce texte instaure une sélection à l’entrée du Master, alors le non-sens pédagogique se fait sentir, ici, car quelqu’un qui possède une Licence ne pourra pas forcément accéder en Master, pourtant suite logique de la Licence… De plus, cette poursuite d’étude dans la continuité de la Licence doit être un droit pour tous les étudiants, surtout que l’OCDE ne cesse de dire que la France est le vilain petit canard en termes de diplômé BAC+4. Pire encore, toute sélection accroît la sélection sociale, ainsi, par exemple les étudiant salarié ou rencontrant des difficultés financières seront exclues, car rencontreront plus de difficultés qu’un autre pour franchir la barrière sélective !


Bref, ce projet ne remplit aucun objectif d’amélioration de la gouvernance qu’il s’était fixé, mais pire encore il ne fait qu’entériner et même encourager les inégalités entre établissements et leur mise en concurrence. L’Etat ne fait qu’accentuer son désengagement et ne joue donc plus son rôle afin de garantir l’égalité sur le territoire et la défense du service public.

Polémix de Libération

jeudi 21 juin 2007

Lettre de l'UNEF à Nicolas Sarkozy concernant la loi sur l'autonomie des universités

Bruno Julliard a envoyé ce jour une lettre à Nicolas Sarkozy, président de la République, concernant le projet de loi sur l'autonomie des universités.


Monsieur le Président,

Durant votre campagne électorale, vous avez rappelé votre détermination à réformer la France. Parmi vos priorités figure la réforme de l’université et je m’en félicite. Vous avez insisté sur l’importance que vous accordiez au dialogue avec les partenaires sociaux. Le 31 mai dernier, Valérie Pécresse, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, lançait la réforme des universités et annonçait qu’elle entendait prendre le temps de la négociation, malgré un calendrier particulièrement resserré.

Depuis plusieurs mois, l’UNEF n’a cessé de rappeler qu’elle partageait la volonté de réformer l’enseignement supérieur dans notre pays. Notre université souffre aujourd’hui d’un manque de moyens, et les enjeux majeurs pour la démocratisation de la réussite ne pourront être abordés que par une réforme des premiers cycles universitaires, de l’aide sociale aux étudiants, de l’insertion professionnelle, de l’orientation, de la lisibilité de l’offre de formations.

Nous l’avions dit : pour qu’elle permette de répondre efficacement et utilement aux problèmes que rencontre notre système d’enseignement supérieur, la réforme des universités ne peut s’envisager sans les étudiants, et ne peut se faire au service d’une seule catégorie d’acteurs de l’université.

Un projet de loi jusqu’au-boutiste, radical dans son contenu et ne répondant pas aux attentes de la quasi totalité de la communauté universitaire, une précipitation piétinant les négociations en cours, vos déclarations provocatrices sur le financement inégalitaire de nos universités : les événements de ces derniers jours soulèvent chez les étudiants de grandes inquiétudes et un sentiment de colère.

Vous êtes en ce moment même sur le point d’arbitrer, à l’Elysée, les derniers amendements au projet de loi. Tout laisse penser que vous refusez la main tenue par les représentants de la communauté universitaire, dont l’UNEF. Je crois que nous avons donné de nombreux gages ces dernières semaines quant à notre souhait d’aborder cette réforme de manière constructive. Je vous ai écrit le 21 mai dernier, sollicitant un entretien pour tenter de vous convaincre qu’une réforme ambitieuse et concertée était possible. Vous n’avez pas jugé bon de me répondre. J’ai répété, à plusieurs reprises, à vos conseillers ainsi qu’à Madame la ministre, que nous étions prêts à nous engager dans des compromis. Ces compromis sont indispensables pour la réussite d’une réforme d’ampleur de l’université, l’histoire récente l’a montré.

Alors que, pour la première fois depuis plus de vingt ans, l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire pouvaient se retrouver autour d’une table, alors que pour la première fois depuis bien longtemps, les pouvoirs publics affichaient non seulement une volonté politique indéniable mais également des engagements concernant les moyens budgétaires supplémentaires, alors que les étudiants, un an après la crise du CPE, avaient souhaité traduire par des négociations sur l’avenir de l’enseignement supérieur le malaise de la jeunesse, le risque d’un nouvel affrontement entre les jeunes et le gouvernement se profile inéluctablement. En l’état actuel du projet de loi et de la méthode d’adoption utilisée, ne doutez pas de notre détermination.

C’est pourquoi je vous demande, dans l’intérêt de notre université, d’ouvrir de réelles concertations et de desserrer le calendrier d’adoption de la loi. Ne laissez pas passer cette occasion unique de voir naître une réforme partagée de l’université française. Sans des modifications conséquentes du texte de loi, loin de rester dans l’histoire, la loi sur l’autonomie des universités sera une nouvelle occasion ratée.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma respectueuse considération.

Bruno Julliard

Président de l’UNEF

mardi 19 juin 2007

Un gouvernement farfelu


Notre cher Claude Guéant nommé, il y a à peu près un mois au poste de secrétaire général de l'Elysée, nous annonçait, ce matin à l'Elysée, la nouvelle composition de l’équipe gouvernementale de M. Fillon. En effet, les législatives ont obligé le Président de la République et son Premier ministre de réfléchir (pas chose facile) sur un remaniement. Ainsi, Claude Guéant nous a annoncé un petit remaniement ministériel et douze secrétaires d'Etat dont deux personnalités de gauche.

Le Gouvernement Fillon II se compose alors :
Jean-Louis Borloo qui remplace le battu des législatives, Alain Juppé ex-ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables. On peut noter qu’aucun changement n’est effectué quant au périmètre du ministère. Par ailleurs, le gaffeur de la « TVA sociale » hérite même le titre ministre d'Etat. Borloo est alors remplacé au ministère de l’économie, des finances et de l’emploi par Christine Lagarde qui était jusqu'alors ministre de l'agriculture. Cette dernière est donc remplacé par Michel Barnier, ancien commissaire européen chargé de la politique régionale et de la réforme des institutions.

Mais ce gouvernement, comme dit plus haut, fait appel à douze Secrétaires d’Etat, qui ne déroge pas avec la règle de l’ouverture… On trouve donc Luc-Marie Chatel comme secrétaire d'Etat chargé du tourisme (ancien Porte-parole de l'UMP et député), Jean-Marie Bockel au secrétariat d'Etat à la coopération et la francophonie. Ce dernier incarne l'aile droite du parti socialiste et s’oppose farouchement à la gauche du PS. Autres recrue Valérie Létard comme secrétaire d'Etat chargée de la solidarité. Il y a aussi Alain Marleix secrétaire d'Etat chargé des anciens combattants où encore Hervé Novelli secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur, en passsant par André Santini comme secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, Christian Estrosi secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer, Nathalie Kosciusko-Morizet secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Laurent Wauquiez secrétaire d'Etat (connu pour son rapport sur la santé et la protection sociale des étudiants), Fadela Amara secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville (présidente du mouvement Ni putes ni soumises, considérée comme plutôt de gauche), Rama Yade secrétaire d'Etat chargée des droits de l'Homme et enfin une nomination des plus surprenante celle Bernard Laporte comme secrétaire d'Etat chargé de la jeunesse et des sports(nommé après la Coupe du Monde de rugby). En effet, cette nomination semble quelque peu incongrue, dans le sens où le sélectionneur du XV de France n’a aucune compétence ! Or, Sarkozy avait bien dit que toute nomination ne se ferait qu’en fonction de ses compétences…

Il nous reste à voir, si ce gouvernement sera capable de faire les réformes s’imposant, mais dans le sens de l’intérêt général et non celui d’une minorité déjà bien avantagée par les gouvernements précédents…