mardi 11 décembre 2007

Une pastille pour la Planète par Dany Stive


Environnement . Un bonus-malus pénalisant les véhicules polluants et incitant à l’achat de voitures « propres » sera mis en place dès le 1er janvier.

Premier effet du Grenelle de l’environnement : le système de bonus-malus frappant les véhicules selon leur degré de pollution au CO2 - qui joue un rôle majeur dans l’effet de serre - sera mis en place dès le 1er janvier 2008. Symbole fort quant au calendrier : personne ne l’attendait si tôt ; symbole plus faible quant à son effet sur l’environnement : bonus et malus s’équilibrent et ne dégagent aucune marge pour privilégier, par exemple, les transports en commun.

Le gouvernement a opté pour un système « purement incitatif ». Le bonus (200 euros) sera versé, au moment de la première immatriculation, à l’acquéreur d’une voiture émettant entre 121 et 130 g de CO2/km, c’est-à-dire actuellement 30 % des ventes. Il passera à 700 euros entre 101 et 120 g et pourra atteindre 1 000 euros pour les véhicules émettant moins de 100 g. À cette prime s’ajoutera un « super bonus » de 300 euros quand l’achat du « véhicule écologique s’accompagnera de la mise au rebut d’un véhicule ancien de plus quinze ans ».

À l’inverse, les véhicules gros émetteurs de dioxyde de carbone se verront appliquer un malus de 200 euros pour des émissions comprises entre 161 et 165 g/km (25 % des ventes). Il grimpera à 750 euros entre 166 et 200 g/km, puis à 1 600 euros entre 201 et 250 g et, enfin, 2 600 euros au-delà, ce qui ne concernera que « les grosses berlines, soit 1 % des véhicules neufs ». Aucune prime ni pénalité ne s’appliqueront aux véhicules de la zone neutre, dont les émissions sont comprises entre 130 et 160 g, soit environ 45 % des acquisitions. Les paliers seront progressivement durcis, de 5 g de CO2/km tous les deux ans, afin d’encourager les constructeurs à poursuivre leurs efforts dans la mise au point de véhicules propres, a annoncé le ministère de l’Écologie.

Sitôt connue cette décision, la fédération France Nature environnement et Agir pour l’environnement, tout en prenant acte de son importance, a regretté que le dispositif revienne à un « droit à polluer forfaitaire » qui ne permet pas « d’investir dans des modes de transports collectifs et alternatifs » et qui n’incite pas à une « utilisation minimale de la voiture particulière ». Les associations ont relevé que « ces mesures pénalisent les revenus les plus faibles » et que, sur ce sujet, tous étaient d’accord au Grenelle « pour la mise en place d’un volet social ».

Côté professionnels de l’automobile, on s’interroge car le système ignore les véhicules d’occasion, les plus polluants. Tout en approuvant le bonus-malus, la Fédération française des automobiles-clubs s’est déclaré « très prudente », « échaudée » par l’ex-vignette automobile censée « améliorer le sort des personnes âgées ». « On sait comment cela s’est terminé. »



Paru dans l'Humanité du 6 décembre 2007

jeudi 6 décembre 2007

L’après-Kyoto dans le brouillard (article de l'Humanité)

Environnement . Près de deux cents États doivent négocier à partir d’aujourd’hui, à Bali (Indonésie), les suites à donner au protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012. Les résistances à des efforts supplémentaires sont nombreuses.


Ciel plombé et horizon bouché sur l’archipel indonésien. Y aura-t-il des éclaircies sur Bali ? Pas sûr. Les 190 pays qui s’y retrouvent à partir d’aujourd’hui, jusqu’au 14 décembre, pour discuter de l’avenir climatique du globe, en décideront. Ils ont moins de deux semaines pour, au minimum, fixer un nouveau cadre de négociations, avec calendrier et date butoir à la clé. En clair, pour donner au protocole de Kyoto une descendance, ou le laisser orphelin. Orages en vue.

Imaginé en 1992, rédigé en 1997, puis ratifié en 2005, mais caduque en 2012, le protocole de Kyoto aura à peine eu le temps d’exister qu’il faut déjà lui inventer une suite. Et si possible très vite. Les Nations unies, chef d’orchestre de ce grand raout indonésien, se sont donné deux ans. À cette date, la communauté internationale doit s’être dotée d’un nouveau traité visant à réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. Pour l’heure, seuls 36 pays industrialisés sont tenus de diminuer leurs émissions. Les autres peuvent s’en tenir à des objectifs de principe. Quant aux plus pauvres, rien ne leur est imposé (lire encadré).

À première vue, le contexte est favorable aux promoteurs d’une action rapide, efficace et collective. Rarement le changement climatique aura autant occupé l’espace médiatique et inspiré les discours politiques. À croire que tout a été orchestré pour préparer au mieux cette semaine décisive. Ainsi, en février dernier la fine fleur de la recherche climatique se retrouvait à Paris pour livrer le premier volet du rapport du GIEC, le Groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat. Ce même GIEC qui avait inspiré la rédaction du protocole de Kyoto, une décennie plus tôt. Confirmation des scientifiques : le climat se réchauffe vite et fort, et l’homme en est largement responsable. Début avril, les mêmes en exposaient les lourdes conséquences sociales et économiques. En mai, les chercheurs exploraient les moyens d’atténuer l’impact d’un futur climatique bousculé. « Si nous continuons à faire ce que nous faisons maintenant, nous aurons de sérieux problèmes », avertissait l’un des responsables de l’étude. Autrement dit, il faut articuler mesures politiques, économiques et technologiques au plus vite.

Dans la foulée, l’économiste britannique Nicholas Stern bousculait son monde en publiant un rapport détonnant. Selon lui, le coût de l’inaction face au changement climatique est sans commune mesure avec un investissement rapide. PIB grignoté et économie fragilisée : ses arguments ont fait mouche, au-delà des cercles habituels. Et voilà qu’un ancien vice-président des États-Unis, battu de peu par George W. Bush à l’élection présidentielle de 2000, porte le tout à l’écran. Avec son documentaire Une vérité qui dérange, Al Gore a fini par percer la bulle médiatique.

Résultat : le 12 octobre dernier, à quelques semaines de la réunion de Bali, l’ex-vice-président et les chercheurs du GIEC recevaient le prix Nobel de la paix. Le message aux chefs d’État et de gouvernement réunis sur l’archipel indonésien est clair. S’en saisiront-ils ?

À la mi-novembre, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait posé les jalons : « Nous ne pouvons pas nous permettre » de quitter Bali sans « une réelle percée vers un accord global entre les nations ». Plus direct, Yvo de oer, secrétaire exécutif de la convention climat de l’ONU, qualifiait l’inaction de « criminelle et irresponsable », les pays pauvres étant plus exposés et plus vulnérables que leurs homologues industrialisés.

D’autant que les responsabilités se précisent. La semaine dernière, dans son rapport GEO-4, le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) explorait quatre modèles économiques, du plus « libéral » au plus « durable », impliquant la collaboration des gouvernements, de la société civile et du secteur privé. Le premier, qui poursuit sur la lancée actuelle, mènerait le monde vers des « changements soudains et irréversibles ». Le dernier, sans surprise, atténuerait le mieux l’ampleur du changement climatique. Las, le protocole de Kyoto repose essentiellement sur un système économique libéral (lire notre entretien).

Bref, les mises en garde sont récurrentes. Les réponses des États, elles, demeurent plus discrètes. Les États-Unis, emmenés par l’administration Bush, persistent dans leur refus de ratifier le protocole de Kyoto. De là à discuter d’un nouveau traité plus contraignant… Dès lors, qu’attendre de négociations avec un gouvernement états-unien incontournable mais farouchement réfractaire à toute contrainte économique, et peut-être renouvelé dans moins d’un an ? Faut-il attendre et compter sur les démocrates, plus enclins à accepter de nouvelles règles ? Ou insister pour intégrer les États-Unis dans le processus ? La stratégie n’est pas sans risque : à trop vouloir raccrocher le pays de l’Oncle Sam dans le cadre d’un accord mondial, la communauté internationale pourrait être tentée de rogner sur ses ambitions. Il est en effet peu probable que de nouvelles sanctions voient le jour.

Timide éclaircie : l’élection récente d’un premier ministre travailliste en Australie, qui avait promis pendant sa campagne de « ratifier Kyoto ». Une nouvelle donne qui ferait des États-Unis le dernier géant économique à échapper à l’obligation de réduire ses émissions. D’où l’appel du pied du commissaire européen à l’Environnement, Stravos Dimas : « J’espère que les Américains suivront l’exemple des Australiens. »

Il faudra aussi convaincre les pays en développement, peu enthousiastes à l’idée de brider leur maigre croissance. La semaine dernière, un membre du gouvernement brésilien a refusé à l’avance tout « objectif numérique pour les pays en développement ». Reste que les États-Unis et la Chine, champions incontestés des émissions de gaz à effet de serre, focaliseront le plus d’attention. « Sans un engagement de leur part à Bali sur le lancement des négociations, je ne vois pas comment nous seront prêts à temps », n’a pas fait mystère Yvo de Boer.

Il faudra pourtant de l’ambition. Le GIEC estime ainsi que maintenir l’augmentation de la température moyenne à 2 oC implique de réduire de 80 % d’ici à 2050 par rapport à 1990 les émissions mondiales. Quand le protocole de Kyoto proposait de les réduire de 5,2 % entre 1990 et 2012… Temps (très) mitigé sur Bali.

Vincent Defait

samedi 24 novembre 2007

La Conférence Annapolis : une possibilité d'avenir pour la Palestine ?

Interview de la déléguée palestinienne en France, avant la conférence d'Annapolis par le Journal l'Humanité :


samedi 17 novembre 2007

Le combat entre Étudiants


« J’ai vraiment envie de me battre pour cette loi! Même si je dois affronter des militants d’extrême gauche, fascistes qui me suivent le soir, jusqu’au bas de chez moi…» (Morgane, militante de l’UNI à Orléans)

Que penser de ce que cette jeune fille dit… Mise à part son insouciance, sa naïveté et surtout son manque d’Histoire et de culture général qui semblent mettre à mal les objectifs de l’Université. En effet, un cours d’Histoire ne serait pas sans lui rappeler qu’il existe une certaine différence notable entre la gauche et le fascisme. Bref, cet article est destiné à tous et surtout à ceux qui doute du danger notable qu’est cette loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), nommé communément loi Pécresse.

Par ailleurs avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais, seulement rappeler que les étudiants qui sont en grève, contre cette loi ou bloquant leur Université ne sont pas d’horrible gauchiste, méchant, violent et anti-démocratique !




LE DANGER DU DÉSENGAGEMENT DE L’ETAT

La volonté de cette loi est de donner, dans un délai de 5 ans, à toutes les universités une autonomie, leurs permettant de gérer leur budget notamment. Ainsi, premier problème celui bien évidemment du désengagement de l’Etat ; Etat qui sans nul doute en profitera pour se retirer au profit d’investissement privé non contrôlé ! Notre chère Ministre, essaie de discréditer les mouvements actuels en disant sur tous les médias qu’ « avec 1 milliard d’euros supplémentaires pour l’université dans le budget 2008, l’Etat n’a jamais fait un tel effort ». Cependant à bien y regarder de plus près on s’aperçoit que tout n’est que mensonge de la part du gouvernement. En effet, il apparaît que pour l’essentiel, il s’agit de retard de paiement, crédits d’impôts… Autrement dit, il s’agit bien d’un désengagement de l’Etat dans un service public dès plus essentiels qu’est l’Enseignement !

Autre danger inhérent celui des Universités à deux vitesse. On ne peut que constater qu’il existe déjà de grosse disparité entre Université Parisienne (Paris 1, 2 etc) et les Universités de province. L’autonomie va amplifier ce constat, même si sous la pression de la première organisation étudiante française, l’autonomie qui devait être optionnelle, sera au final pour toutes… Cependant, ceci ne va pas permettre d’endiguer le fossé se creusant. Il y aura sans doute tendance au développement de filière courte et productive dans les petites universités manquant de moyen, tandis que les puissantes Universités pourront faire fasse plus facilement.
Un risque aussi, celui de la suppression de certaine filière dans certaine Université. Ainsi, les filière non-productives, c’est-à-dire non-rentables car ne pouvant produire de richesse directement sont en péril.

Qui dit autonomie dit augmentation des frais d’inscription. Le détracteur de cette vision diront que la loi énonce qu’il sera fait un contrôle pour éviter toute augmentation des frais d’inscription. Or, comme tout le monde le sait, les Universités font déjà appel aux « magnifiques frais d’inscription illégaux » ! Par ailleurs, à voir chez nos voisons, comme l’Angleterre, où les frais d’inscription sont exorbitants, obligeant alors les étudiants à contracter des prêts. Or, dans la tradition chrétienne qui jusqu'à nouvel ordre est la notre, s’oppose à cette vision anglo-saxonne du prêt à tout va. En effet, il n’est pas concevable qu’un étudiant au sortir de ses études est déjà un emprunt (du fait des ses études) à rembourser !


UNE DÉMOCRATIE EN DANGER

De surcroît, cette loi met en danger la démocratie universitaire, dans le sens où elle réduit de manière drastique les « pouvoirs » des étudiants et renforce de manière exagéré les pouvoirs des présidents d’Université (droit de veto sur les nominations, distribution de primes, etc). Ces derniers alors de véritables patrons.



UNE SÉLECTION DISSIMULÉE

Ce rêve de tous les présidents d’Université, celui qui leurs permettraient comme pour l’Université Paris-Dauphine de choisir que les meilleurs élèves, semble se profiler avec se système d’orientation active et ces possibles abus. Orientation active qui sans nul doute ne fera qu’aggraver les inégalités sociales…

vendredi 16 novembre 2007

Tribune de Bruno Julliard dans "Libération" : Réformer l'université sans désengager l'Etat


La mobilisation étudiante prend de l’ampleur dans les universités. Après deux semaines d’assemblées générales massives sur une trentaine de sites universitaires, les étudiants apparaissent plus que jamais déterminés à se faire entendre du gouvernement. La tension sur les universités qui se manifeste aujourd’hui est perceptible depuis plusieurs semaines et ses motifs sont nombreux.

La rentrée universitaire s’est en effet déroulée, malgré les promesses, dans un contexte budgétaire très difficile pour les établissements et les étudiants, dont le pouvoir d’achat et les conditions de vie continuent à se dégrader pour la sixième année consécutive. Le service public d’enseignement supérieur reste le parent pauvre des politiques éducatives : sous-financement chronique, inégalités entre universités délaissées et grandes écoles privilégiées, difficultés d’insertion professionnelle, pression accrue sur les diplômes et les salaires dans un contexte de chômage de masse, sélection des étudiants par l’échec lors des premières années. Comme pendant le mouvement contre le CPE, la jeunesse craint pour son avenir.

Depuis 2006, aucune mesure n’a été prise en faveur des étudiants. Les causes du malaise sont toujours présentes. Les étudiants sont viscéralement attachés à un service public d’enseignement supérieur de qualité, permettant l’accès et la réussite de tous, toutes conditions sociales confondues. Bref, un modèle de service public ou l’Etat joue son rôle en finançant les établissements, en aidant socialement les étudiants et en compensant les inégalités.

Or, par ses choix budgétaires pour 2008, par les priorités politiques qu’il affiche et par la loi sur l’autonomie des universités, le gouvernement a ouvert la porte au désengagement politique et financier de l’Etat. La loi sur l’autonomie des universités cristallise ces inquiétudes liées à la démission de l’Etat.

Cette loi est en effet mauvaise et dangereuse. Mauvaise, car elle n’envisage l’enseignement supérieur que par le prisme déformé des gestionnaires sans s’attaquer aux défis majeurs du système (la réussite et l’accompagnement social des étudiants, l’insertion professionnelle, la place de la recherche).

Dangereuse, parce qu’elle créera plus de problèmes qu’elle n’apportera de solutions en introduisant des reculs en termes de démocratie universitaire, en précarisant un peu plus les personnels et en ouvrant la porte au désengagement de l’Etat par des transferts de compétences que nous refusons. Si cette loi était si irréprochable, le gouvernement ne l’aurait pas fait voter en catimini pendant l’été.

Malgré les concessions obtenues dans le cadre des «concertations» (notamment le retrait de la sélection à l’entrée du master), l’UNEF demande que le gouvernement revoie sa copie et apporte des modifications législatives à son texte, en particulier en revenant sur la composition des conseils d’administration pour garantir la place des élus, en limitant les possibilités de recours à des personnels contractuels, en accompagnant financièrement les compétences nouvelles des universités (réhabilitation des bâtiments avant tout transfert) et en supprimant l’obligation de recours à l’orientation active.

Surtout, cette loi s’applique dans un contexte budgétaire difficile. Malgré les engagements du président de la République, le budget 2008 pour l’enseignement supérieur est en trompe-l’œil, affecté essentiellement aux exonérations fiscales aux entreprises dont le montant a triplé ainsi qu’au paiement en retard d’engagements de l’Etat des années précédentes. Pour la première fois depuis de nombreuses années, ce budget ne prévoit aucune création de poste alors que les besoins d’encadrement n’ont jamais été aussi importants.

Cette douche froide est pour beaucoup dans la mobilisation actuelle. L’autonomie des universités s’appliquant dans un contexte de pénurie budgétaire, le gouvernement est le seul responsable de la situation de blocage actuel. Les conditions de la rentrée ont démontré que le «dialogue» que nous avions engagé pendant l’été n’était plus suffisant pour que le gouvernement prenne en compte ces inquiétudes. Les étudiants et l’UNEF n’ont dès lors pas d’autre choix que de se mobiliser pour faire revenir le gouvernement à la table des négociations.

Au-delà des revendications portant sur la loi sur l’autonomie, l’Union Nationale des Etudiants de France demande au gouvernement de programmer les moyens budgétaires sur plusieurs années de l’enseignement supérieur. Les promesses ne suffisent pas à rassurer. Sans cette programmation, la loi sur l’autonomie ne serait que le cache-sexe du désengagement de l’Etat, que les étudiants refusent aujourd’hui. Cette programmation doit en particulier permettre d’agir pour la réussite des étudiants et pour résorber la précarité de leurs conditions de vie.

Le gouvernement semble aujourd’hui ignorer ces attentes et prend le risque d’une amplification du mouvement. Calcul cynique pour décrocher les étudiants de l’opinion ? Calcul dangereux en tout cas, car tourner le dos à la jeunesse ne peut tenir lieu de politique pour l’avenir. Valérie Pécresse doit enfin faire la démonstration qu’elle est bien la «ministre des étudiants» qu’elle prétendait être a son arrivée. Il n’est pas trop tard.

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